Qui dit premiers soins dit parfois blessures mineures, incluant les éraflures, brûlures ou coupures mineures. Bref, des «petits bobos» de tous genres, le plus souvent sans conséquence. Peu importe la nature du «bobo» en question, il est néanmoins important de bien le traiter, en vue d’éviter des complications comme l’infection ou une mauvaise cicatrisation.

Le présent document a pour but de vous donner certains conseils en lien aux soins à apporter aux blessures mineures. Les soins à apporter aux blessures, brûlures et coupures graves, profondes ou de vaste étendue, de même qu’aux morsures d’animaux, ne sont pas traités dans ce document. Ces derniers nécessitent une consultation pour traitement médical approprié.

Quelques mythes à propos du soin des blessures mineures

  • Une blessure guérit mieux lorsqu’on la laisse respirer « à l’air libre » (sans la couvrir). => faux ! Elle guérira mieux si on la couvre pour la protéger.
  • Le meilleur produit pour désinfecter une plaie est le péroxyde d’hydrogène.=> faux! Le péroxyde d’hydrogène n’est pas recommandé comme premier choix pour la désinfection.
  • L’alcool est un excellent désinfectant pour les plaies.=> faux ! L’alcool est recommandé pour la désinfection d’objets, tels que des instruments médicaux, et non pour usage sur une peau abîmée. Il est irritant.

Des soins en 3 étapes

  1. Nettoyer
    Cette étape de nettoyage, aussi appelée «désinfection », est cruciale. Elle permet d’enlever les débris et la saleté qui peuvent s’être logés dans la plaie et d’éviter la présence de microbes, qui pourraient causer de l’infection. Lorsque disponible, le sérum physiologique (une solution d’eau et de sel à 0,9%, dite « saline») est l’un des premiers choix pour nettoyer une plaie. Toutefois, on peut également la nettoyer avec de l’eau du robinet, et son contour avec un savon doux non parfumé. Attention, les antiseptiques (produits désinfectants) ne sont pas recommandés dans toutes les situations, car certains d’entre eux peuvent parfois compromettre la guérison de la plaie. De plus, certains peuvent être douloureux ou tacher les vêtements. Toutefois, si vous souhaitez utiliser un produit pour désinfecter une plaie, les produits à base de chlorhexidine sont un premier choix. Informez-vous auprès de votre pharmacien.
  2. Traiter
    Dans plusieurs cas, il peut être utile d’appliquer un produit antibiotique sur la plaie, après le nettoyage et avant de couvrir cette dernière. Ces produits, comme ceux de la gamme PolysporinMC, sont disponibles sous forme de crème ou d’onguent. Ils empêchent la prolifération de bactéries (microbes) qui pourraient se loger dans la plaie, et causer de l’infection ou empêcher la cicatrisation. Ils empêchent également le pansement d’adhérer à la plaie et la formation de croûtes sèches sur celle-ci. Finalement, ils contribuent à la formation d’un milieu humide, favorable à la cicatrisation. À noter que certains de ces produits, comme le Polysporin crème, formule Guérit-viteMC, contiennent aussi un produit anesthésique qui soulage la douleur.
  3. Protéger
    L’une des meilleures façons de favoriser la guérison d’une plaie est de la couvrir avec un pansement jusqu’à ce qu’elle soit complètement guérie. Cela permet non seulement de protéger la plaie du milieu extérieur, mais également de fournir un milieu humide qui favorisera la guérison. Il existe une vaste gamme de pansements disponibles sur le marché, de tailles et de formes différentes, comme par exemple les produits de la gamme BAND-AID® et FirstAid®. Diachylons, pansements, compresses, gazes, bandages, films, etc. …stériles, adhésifs, élastiques, etc. Le choix d’un pansement relève de plusieurs facteurs dont le type de plaie, son étendue, sa profondeur, le risque de frottement, les préférences et le mode de vie de la personne, etc. Devant une telle panoplie, il peut être difficile de s’y retrouver. Dans le doute, consultez votre pharmacien. Tout pansement doit être changé régulièrement pour garder la plaie propre.

Toutes ces mesures contribueront à prévenir les complications et l’apparition d’une «grosse gale», qui pourrait causer une cicatrice.

Situations particulières

En cas de brûlure mineure :

  1. Faites tremper la partie brûlée dans l’eau froide pour atténuer la sensation de brûlure.
  2. N’appliquez jamais de corps gras sur la brûlure quelle qu’elle soit ; vous empêcheriez la cicatrisation de la plaie.
  3. Si des cloques apparaissent, ne les percez pas, elles servent à protéger la peau au vif sous la blessure apparente.
  4. Protégez la plaie avec de la gaze stérile pour éviter tout contact qui serait douloureux avec l’air ambiant.
  5. Si la brûlure est étendue, comme dans le cas d’un liquide bouillant qui aurait touché un bras ou une jambe, enlevez les vêtements touchés et immergez la région dans l’eau froide. Par la suite, consultez un médecin sans tarder.

En cas de coupure ou éraflure mineure :

  1. Si vous saignez, arrêtez le saignement en tenant le membre blessé plus haut que le coeur et en appliquant de la pression sur la coupure avec une gaze stérile ou un linge propre. Si le saignement persiste au-delà de 5 minutes, consultez un médecin sans tarder.
  2. Si la coupure est importante (entaille profonde ou large), consultez également un médecin. Il se peut que vous ayez besoin de pansements ou de points de rapprochement.

En cas d’ampoule au pied :

  1. Retirez la chaussure et le bas aux premiers signes de friction et de sensation de brûlure.
  2. Appliquez tout de suite un coussinet protecteur sur l’irritation.
  3. S’il y a déjà formation de cloques, ne les percez pas ou n’enlevez pas la peau; appliquez tout de suite un coussinet protecteur.